Le mariage parfait entre papier et numérique
Le papier et le numérique sont deux vecteurs de communication qui se renforcent mutuellement. Le lieu, le moment et le contenu déterminent le choix du consommateur en faveur de l’un ou de l’autre. Difficile d’imaginer notre vie quotidienne sans ces deux supports devenus intimement complémentaires. Ainsi, plus de la moitié des consommateurs belges préfèrent recevoir et lire leurs documents administratifs sur un écran d’ordinateur, alors qu’un sur cinq préfère les recevoir en version papier.
La facilité d’emploi du papier est un argument fréquent, car tous les consommateurs belges n’ont pas les mêmes aptitudes numériques. Une personne sur deux éprouve des difficultés avec des applications numériques comme Doccle ou Zoomit. Pour une large majorité de consommateurs (80 %), il est important de pouvoir choisir son canal de prédilection pour recevoir les documents administratifs.
CONSOMMATION RESPONSABLE
L’importance indiscutable et l’omniprésence du papier et du numérique n’empêchent pas qu’ils aient tous les deux une empreinte écologique et doivent par conséquent être consommés avec raison et rationalité. On l’oublie parfois mais le digital a aussi un impact environnemental : extraction de ressources non renouvelables, consommation d’énergie pour la fabrication et pour l’utilisation des appareils, etc. Promouvoir un usage écoresponsable de ces deux canaux de communication et d’information ne peut toutefois pas recourir au « greenwashing », technique qui désinforme le citoyen et ne contribue en rien à la protection de l’environnement.
LE PHÉNOMÈNE DE ‘GREENWASHING’
Le ‘greenwashing’ est une technique de communication qui vise à rendre plus écologique l’image d’un produit ou d’une entreprise au moyen d’arguments tendancieux ou non prouvés scientifiquement. Dans de nombreux cas, l’impact réel du produit ou du service sur l’environnement serait même modeste, voire inexistant. Le papier est régulièrement la victime de ce ‘greenwashing’. Certains entreprises essaient de convaincre les consommateurs d’abandonner le papier au profit du numérique en avançant des arguments écologiques non fondés. C’est le cas pour la facturation électronique qui avance souvent l’argument de vouloir sauver des arbres , alors qu’il s’agit en fait de vouloir réduire les coûts administratifs.
Et cela n’échappe pas aux consommateurs : d’après une récente enquête de Two Sides, 59 % des Belges estiment que les entreprises avancent des déclarations trompeuses sur les avantages écologiques du passage à la communication numérique, alors qu’en réalité elles ne cherchent qu’à réaliser des économies.