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Près d’1 Belge sur 2 ressent une surcharge numérique

Papier et écran d’ordinateur sont les deux supports de lecture les plus utilisés

La crise sanitaire a littéralement dopé le besoin d’information. Le papier en a bénéficié, car c’est avec l’écran d’ordinateur le support préféré des Belges en recherche d’actualités. Il faut également y voir une conséquence de la surabondance numérique, qui incite beaucoup de gens à alterner entre papier et écran. C’est ce qui ressort d’une étude internationale* menée pour le compte de Two Sides en collaboration avec l’organisme belge « Papier.be ». Cette dernière plate-forme, active dans notre pays, regroupe l’ensemble de la filière du papier, depuis les propriétaires forestiers jusqu’aux imprimeurs et éditeurs, en passant par les fabricants et transformateurs  et enfin les récupérateurs de vieux papiers.

Les différentes façons dont les consommateurs belges recherchent et lisent des informations dépendent de la nature de celles-ci. L’écran d’ordinateur, par exemple, est l’interface la plus utilisée lorsqu’il s’agit de lire des documents administratifs (53 %), de la publicité (37 %) et des journaux (35 %), suivie des magazines (25 %) et des livres (9 %). Le papier obtient des scores très élevés pour la lecture de livres (58 %) et de magazines (38 %), loin devant la publicité et les quotidiens (respectivement 24 et 23 %), et les documents administratifs (19 %). Pour la lecture, le smartphone est employé pour le journal (27 %) et certains documents (20 %). Quant à la liseuse, seuls 15 % des Belges l’emploient, pour la lecture de romans ou de livres divers.

Surcharge numérique

Une moitié des répondants assure passer trop de temps sur des supports d’information numériques, et finir par trouver cette surcharge pesante, voire par en craindre les effets néfastes sur la santé. Pour beaucoup de Belges, une communication et des informations au format imprimé forment une alternance bienvenue, sans parler des avantages spécifiques de la lecture sur papier. Ainsi, 1 consommateur belge sur 5 fait davantage confiance aux actualités quand elles sont imprimées sur papier ; 1 sur 3 s’inquiéterait même en cas de disparition de quotidiens et magazines imprimés. 1 consommateur sur 2, enfin, dit mieux comprendre le sens des textes lorsqu’ils sont imprimés que quand ils sont lus à l’écran. Firmin François, président de Papier.be, explique : “Une étude antérieure** a montré que la lecture sur papier affûte la capacité de concentration et permet au cerveau d’apprendre davantage de mots nouveaux. En outre, 8 personnes sur 10 préfèrent lire sur papier parce qu’elles aiment la sensation qu’il procure : son odeur, le bruit des pages qu’on tourne sont importants pour le ressenti.”

En matière de publicité aussi, l’excès de canaux numériques finit par accabler. Ainsi, une moitié des consommateurs évite ou bloque les publicités en ligne, tandis que 1 sur 3 préfère les publicités sur papier. À propos de la réception de documents administratifs, une majorité de consommateurs (80 %) désirent garder leur droit à choisir entre les documents papier ou au format numérique. Qui plus est, 3 répondants sur 5 trouvent anormal de devoir payer plus cher pour obtenir une facture ou un document sur papier. 61 % déclarent craindre le piratage, le vol, la perte ou les dommages aux données enregistrées sur support électronique.

“Le choix en faveur du numérique ne devrait pas, comme c’est trop souvent le cas, n’être pris que pour des raisons d’économies. Il faudrait aussi tenir compte des attentes du consommateur. Par ailleurs, l’objectif de réduction de coûts est régulièrement masqué par un argument soi-disant écologique en prétendant que ne pas utiliser le papier préserve l’environnement. Un bel exemple de green washing. Cette idée préconçue, comme d’autres, Papier.be veut les combattre en publiant un argumentaire détaillé sur son site web www.papier.be”, conclut Firmin François.

* L’enquête a été menée en janvier 2021 pour le compte de Papier.be par un bureau d’études international indépendant auprès de 8 800 consommateurs dans 12 pays du monde. Chaque échantillon était représentatif et comptait 1 000 répondants au Brésil, aux États-Unis, en France, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni ; 600 en Belgique, 500 en Autriche, au Danemark et en Suède ; 350 en Finlande et en Norvège.

**Livre blanc ‘Papier, naturellement’ – https://www.papier.be/fr/livre-blanc-papier-naturellement/